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2017

Communiqué N°3 - Drôme 2018

, par ASA

36ème RALLYE DE LA DROME Paul FRIEDMAN

LACOMY : l’expérience a parlé pour une passe de cinq

Le Rallye de la Drôme se déroule traditionnellement par fortes chaleurs dans le cadre superbe des montagnes du Royans. Et qui dit chaleur en montagne, dit risque d’orages. Il y a quelques années, d’énormes précipitations avaient arrosé la fin du rallye sans beaucoup perturber le classement. Cette fois, un court épisode le dimanche matin a été déterminant. Parti avec le statut logique de favori le samedi, LACOMY (CITROEN DS 3) voyait son adversaire LECUREUX (DS3 également) remporter 4 des 5 spéciales au programme et se doter d’un capital de 11"7 au retour à St Jean en Royans. Pas énorme mais significatif à ce niveau de performance. Derrière eux BOISSY (DS3) à 26"8 menait bon train, mais ne semblait déjà pouvoir que compter sur une défaillance des leaders pour gagner une place ; sa maîtrise régulière le mettait par contre à l’abri de CARRA (1’2") sur sa fidèle mais dépassée BMW M3 dont il tirait le maximum, tenant en respect à 30" GINHOUX sur la quatrième DS3.
Bataille de chiffonniers dans le groupe F2000 où ROUDET, TRUCHET et CARDENAS étaient regroupés en 10 sec. aux 6, 7 et 8èmes places. DESMET sur une 106 groupe A faisait des miracles et revenait à St Jean classé 9ème. LE COARER (SUBARU) 10ème scratch, régnait sans partage sur le groupe N. Le groupe GT n’existait déjà plus puisque la belle Porsche 911 GT4, seule en lice, avait sombré dans l’ES 4.
Dimanche vers 8h les premières autos rejoignaient leur assistance de départ sous quelques gouttes éparses tombant d’un ciel très couvert. La menace était mise à exécution par les dieux de la météo et les deux premières spéciales (Bouvante et l’Echarasson) était parcourues sous une pluie plus ou moins violente selon l’heure et le lieu. La décision sur la monte de pneus (pour ceux qui avait le choix) avant de s’élancer prenait toute son importance ; sans compter les aptitudes de chacun dans ces conditions très humides. A ce jeu, LECUREUX perdait 23"2 sur LACOMY sur les deux chronos du premier tour, voyant son avance de la veille se transformer en un retard du même ordre (11"5). Dès lors, la messe était dite et les quatre scratches qu’il remportait dans les deux derniers tours, courus sous le beau temps revenu, ne servait qu’à essayer de mettre la pression sur le leader. Celui ci, qui en a vu d’autres, n’abandonnait que 3 secondes pour terminer en vainqueur avec un peu plus de 8 secondes d’avance. Derrière eux, le trio BOISSY, CARRA, GINHOUX, forts chacun d’avances confortables acquises la veille, maintenait les positions, malgré un premier tour où quelques adroits amateurs de routes mouillées étaient venus se mêler au débat. Ils terminaient donc l’épreuve dans cet ordre avec le groupe A pour CARRA (groupe où DESMET sur une 106 prend la 9ème place scratch à 3" seulement d’une SKODA Fabia S2000). 6ème, ROUDET (206) remportait le groupe F largement et LE COARER (9ème) le groupe N plus que largement.

15ème RALLYE VHC : KELDERS fête les 70 ans de Porsche

Si l’on considérait les concurrents en lice, abstraction faite des époques de leur monture, FOULON, champion de France VHC 2016, au volant d’une très puissante FORD Sierra Cosworth 4 roues motices, faisait figure de favori incontestable pour le scratch. Sauf que son auto, une fois de plus, lui faisait la douloureuse surprise d’une panne mécanique, et ici avant même la première spéciale du rallye. Dès ce moment KELDERS (Porsche 911) ne laissait à personne le soin d’occuper la place de leader et construisait méthodiquement sa victoire en prenant tous les scratches (sauf un, sans doute dans un moment de distraction...) aussi bien le samedi que le dimanche, dans le rapide que dans le serré, sous la pluie que sur le sec. A noter que FOULON, reparti hors classement le dimanche matin faisait claquer 2 temps sur le mouillé avant d’abandonner de nouveau. Le potentiel est là, la fiabilité beaucoup moins. En seconde place PAUGET sur sa Porsche 930, ne pouvait rien faire (+ 1’23"6 à l’arrivée) mais avait monopolisé la seconde marche du podium, distançant la RENAULT 5 Turbo de BESSO (1’46" derrière lui) lequel réalisait une excellente prise en main de sa monture toute nouvelle. Il prenait logiquement la 3ème place, (et au passage le classement "Classic") débarrassé des animateurs Porschistes de service FAVARGIOTTI et ABBATI (PORSCHE 911) qui après de bons temps abandonnaient respectivement le samedi et le dimanche matin. TRINIANE (911 RSR) avait lui disparu depuis longtemps (boite de vitesse). Moins en verve que de coutume URBAIN (911 SC) réalisait néanmoins un parcours solide lui assurant à l’arrivée une quatrième place incontestée. DELLUC, 5ème scratch, était félicité par tous pour ce classement au volant d’une RENAULT 11 Turbo bien modeste en puissance par rapport à nombre de ses poursuivants.
Après le traditionnel apéritif VHC du vendredi soir qui avait mis en vedette la marque pour son 70ème anniversaire, deux PORSCHE en tête représentaient un hommage de très bon aloi.

Communiqué n°3 Philippe CHAMPAGNE 18 Juillet 2018 ASA Drôme

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